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Entretien et exploitation du réseau

Contenu

 

Techniques d’entretien

La DIR Méditerranée entretient environ 750 km de routes nationales et autoroutes, ce qui représente 3 500 000 m² de chaussées (l’équivalent de 700 terrains de football).

La route est un ensemble complexe qui nécessite un entretien ou plutôt de multiples entretiens, tous particuliers et spécifiques qui touchent à toutes ses composantes.

Les objectifs sont constants :

  • maintenir la sécurité des conditions de circulation
  • assurer et maximiser la pérennité du patrimoine routier
  • et aussi préserver l’environnement.
 
 

La sécurité des conditions de circulation

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publié le 29 octobre 2007
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réparation de glissières endommagées
  • Assurer la sécurité de la circulation  :
    • remplacer les dispositifs accidentés, notamment les glissières de sécurité.
    • assurer l’adhérence des chaussées
    • prévenir la présence de branches et de pierres sur la chaussée
    • assurer de bonnes conditions de visibilité (des panneaux, des intersections,…).

Pour qu’en circulant sur une route, l’usager bénéficie de bonnes conditions d’adhérence entre ses pneus et la chaussée, il est nécessaire de veiller à renouveler régulièrement la couche de roulement, c’est à dire la couche supérieure de la chaussée. En effet, au fil du temps, la couche de roulement s’use et offre une adhérence plus faible aux pneus des véhicules.

  • Prévenir la présence d’objets sur la chaussée :
    • en élaguant régulièrement les arbres et les plantations aux abords de la chaussée pour éviter la présence de branches sur la route ;
    • en installant des dispositifs anti-chutes de pierre et en entretenant ces dispositifs.
  • S’assurer d’une bonne visibilité pour les conducteurs
    • par le fauchage ou le désherbage nécessaire à une bonne visibilité des panneaux de signalisation et des carrefours
    • en renouvelant régulièrement les marquages au sol qui indiquent à l’usager la répartition des espaces de déplacement et les règles de conduite (dépassement autorisés ou non, par exemple).
    • en nettoyant les panneaux (signalisation verticale) qui informent l’usager des dangers et des prescriptions relatifs à la circulation ainsi que des éléments utiles à la prise de décisions, ou qui indiquent à l’usager les repères et équipements utiles à leurs déplacements.

La conservation du patrimoine

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publié le 29 octobre 2007

Les chaussées d’une route constituent un patrimoine qui demande un entretien régulier pour qu’elle résiste à l’usure liée essentiellement au passage des poids lourds et aux dégâts causés par l’eau.

Pour qu’une chaussée résiste au passage du trafic, il est nécessaire que chacune des couches qui la compose conserve sa compacité.
L’eau, en s’infiltrant dans les couches va petit à petit affaiblir la structure de la chaussée ce qui va demander des travaux d’entretien de plus en plus coûteux.

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opération de pontage sur l’autoroute A7

Une première mesure pour empêcher la pénétration de l’eau dans la chaussée est de favoriser l’écoulement des pluies vers le système d’assainissement constitué de fossés qui longe les routes, voire de bassins pour stocker ces eaux. Pour cela il convient de nettoyer périodiquement les caniveaux, les canalisations et les ouvrages hydrauliques qui dirigent l’eau vers les fossés.
Par ailleurs, les fossés et les bassins doivent être curés pour permettre l’écoulement et le stockage des eaux dans les mêmes conditions qu’à l’origine de leur création.
Une deuxième mesure consiste à assurer l’étanchéité de la couche de roulement pour éviter que l’eau ne parviennent jusqu’aux couches inférieures (couches de base, de fondation et de forme ; voir le schéma plus haut).

Pour ce faire on peut :

  • boucher les fissures qui apparaissent dans la couche de roulement avec un mélange de bitume et de sable.
  • reprofiler les chaussées déformées pour éviter que de l’eau ne stagne sur la chaussée.
  • refaire tous les 10 à 15 ans les couches de roulement.

Si ces travaux ne sont pas réalisés à temps, il devient nécessaire de réaliser des travaux beaucoup plus importants pour venir réparer ou renforcer non seulement la couche de roulement mais également la couche de base voire une partie de la couche de fondation.
Ces travaux de grosses réparations sont beaucoup plus coûteux que la simple réfection de la couche de roulement.

Entretien des ouvrages d’art

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publié le 29 octobre 2007

Éléments familiers des paysages ruraux et urbains, les ponts, viaducs et les murs de soutènement (ouvrages d’art), qui, au-delà d’être des maillons essentiels du réseau de transport, sont souvent porteurs d’images et de symboles, sont aussi un facteur du développement économique. Ils représentent un fort enjeu.

Le terme "ouvrage d’art" renferme une diversité de formes et de structures, ils nécessitent un entretien suivi et une organisation de service spécifique.

Le patrimoine

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Pont du Couleau (RN 94, dans le 05)

Le réseau de la DIR Méditerranée compte 956 ponts. Le nombre de ponts non courants (68 viaducs supérieurs à 100 m) et leur localisation sur des axes à fort trafic et difficilement contournables par des déviations confèrent à ce patrimoine de très forts enjeux en termes techniques et de circulation.

Les murs de soutènement concernent près de 246 000 m². On les retrouve essentiellement dans les Alpes du Sud.

Enfin, on rencontre dans le patrimoine de la DIR Méditerranée, 10 tunnels ou tranchée couvertes.
Il s’agit notamment du tunnel autoroutier de Toulon, de la tranchée couverte de Montgenèvre et de la tranchée couverte des Tilleuls dans Marseille.

District Nombre Ponts Nombre Murs Nombre Tunnels et Tranchées Couvertes
Alpes du Sud 270 371 5
Rhône-Cévennes 428 214 0
Urbain 258 327 5
Total 956 912 10

Conservation du patrimoine

Ces ouvrages sont soumis à des sollicitations toujours croissantes, résultant de l’augmentation du trafic et des charges.
Divers phénomènes physico-chimiques de dégradation sont aussi enregistrés et s’ajoutent au cycle naturel du vieillissement des structures.
Les ouvrages d’art méritent donc une attention particulière visant, tout à la fois, à garantir la sécurité des usagers, et à veiller à la conservation à long terme des structures en développant des pratiques respectueuses de l’environnement.

La surveillance

La surveillance est destinée à tenir à jour une connaissance de l’état de chacun des ouvrages pour permettre d’effectuer en temps voulu les opérations d’entretien ou de remise en état nécessaires et, le cas échéant, de prendre les mesures de sécurité permettant de prévenir tous accidents résultant de la dégradation des ouvrages.

Elle consiste à suivre l’évolution d’un ouvrage à partir d’un état de référence et comporte :

  • un contrôle annuel
  • une visite d’évaluation grâce à l’opération Image Qualité des Ouvrages d’Art organisée tous les 3 ans
  • une inspection détaillée périodique tout les 6 ans,
  • des actions particulières de surveillance ou une surveillance renforcée en fonction de l’état de l’ouvrage.

Tous les ouvrages doivent être entretenus

  • L’entretien courant demande des moyens légers en terme de matériel, de technicité et de coût.
    Exemple : nettoyage, élimination de la végétation néfaste aux structures.
  • L’entretien spécialisé concerne les opérations soit relevant de techniques spéciales (changement des joints de chaussée, remise en peinture …), soit nécessitant des moyens particuliers (mise en place d’enrochement, travaux immergés ….). Des défauts de l’entretien courant peuvent entraîner une dégradation d’un ouvrage qui devra alors faire l’objet de réparations beaucoup plus coûteuses.

La préservation de l’environnement

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publié le 29 octobre 2007
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Fauchage sur l’autoroute A7

Toutes les actions dédiées à l’entretien des chaussées intègrent depuis déjà plusieurs années, et de plus en plus, la nécessité de préservation de l’environnement.

Ainsi on s’attache à limiter les zones fauchées et à respecter des périodes de fauche aussi tardives que possible permettant la reproduction des espèces qui y nichent.

Dans quelques sites sensibles, l’entretien routier participe à la lutte contre des plantes notoirement allergisantes notamment l’ambroisie.

L’utilisation des produits phytosanitaires s’est réduite d’année en année et se limite à quelques endroits particuliers impossibles à faucher.

Dans le domaines des chaussées, des techniques de régénération peuvent permettre de réutiliser des matériaux en place.

Par ailleurs le retraitement de matériaux évacués est en cours de développement à partir de sites de stockage et de tri de déchets du BTP.

L’assainissement routier des voies récentes intègre des dispositifs de traitement permanent des eaux de ruisellement et de piégeage d’éventuelles pollutions accidentelles.

 
 

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Site mis à jour le 24 juillet 2017
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